L’immatriculation d’une entreprise ou d’une entité ne remplace pas l’inscription aux régimes du travail et de sécurité sociale. Un employeur formel tient normalement les contrats et renseignements d’emploi, les fiches de paie et registres de retenues légales, les dossiers de congé et de discipline, les déclarations d’incident sur le lieu de travail ainsi que les relevés de cotisations. En Tanzanie continentale, les employeurs privés s’inscrivent généralement au NSSF, les employeurs du service public au PSSSF, et les employeurs publics et privés au WCF. Les cotisations au NSSF représentent au total 20 % des revenus couverts, la part salariale étant plafonnée à 10 % ; les répartitions courantes sont de 10 % et 10 %, ou de 15 % et 5 %. L’inscription au NSSF doit normalement intervenir dans le mois et les cotisations doivent être versées dans le mois suivant le mois de cotisation. Les cotisations courantes au PSSSF comprennent 15 % à la charge de l’employeur et 5 % à celle du salarié, avec paiement dû dans le mois suivant la fin du mois concerné. Le WCF est financé par l’employeur à hauteur de 0,5 % des revenus mensuels bruts ; une demande d’indemnisation doit normalement être présentée dans les 12 mois suivant l’événement ou sa découverte. Les obligations au titre du WCF s’appliquent également lorsque le travail est réalisé par des sous-traitants. Les employeurs doivent fournir des contrats ou renseignements d’emploi écrits, administrer les salaires, les horaires et les congés, prévenir la discrimination, appliquer des procédures équitables en matière disciplinaire et de licenciement, effectuer les retenues et cotisations autorisées et conserver les dossiers requis. Ceux qui embauchent des travailleurs étrangers doivent obtenir le permis de travail requis et établir les documents d’emploi propres au territoire juridique. Le recrutement peut passer par l’embauche directe, les services d’emploi du bureau du Premier ministre, les services d’orientation professionnelle et de placement ou des agences privées réglementées. La sécurité et la santé au travail exigent une attention distincte. En Tanzanie continentale, un lieu de travail doit normalement être enregistré auprès de l’OSHA et disposer d’un certificat, d’une politique écrite de sécurité et de santé, d’une évaluation des risques au moins une fois par an, des inspections réglementaires, d’examens ou d’aptitudes médicales lorsqu’ils sont requis, de secouristes formés et certifiés et de représentants ou comités de sécurité et de santé. L’OSHA relève du bureau du Premier ministre. Zanzibar applique une législation distincte en matière d’emploi, de relations du travail et de sécurité au travail ; les immatriculations et procédures continentales ne s’y appliquent donc pas automatiquement. Les employeurs zanzibariens utilisent le ZSSF pour les régimes applicables aux secteurs public et privé ; l’inscription de l’institution et des salariés est généralement due dans les 14 jours, et le versement des cotisations dans les 15 jours suivant la fin du mois. Le taux de cotisation actuel du ZSSF doit être confirmé directement, car les informations actuelles destinées aux employeurs divergent d’un rapport 2022/23 qui indique une nouvelle hausse à compter de janvier 2023. Les salariés et les employeurs peuvent être représentés officiellement. Les syndicats et associations d’employeurs s’inscrivent auprès du Registrar of Trade Unions and Employers Associations ; l’adhésion n’est pas automatiquement obligatoire pour tous les employeurs. L’ATE est la principale organisation patronale sur le continent et peut fournir des conseils aux employeurs et un soutien en ressources humaines, mais l’adhésion n’est pas une obligation légale générale. Sur le continent, une procédure interne de réclamation ou de discipline peut conduire à une médiation auprès de la CMA. La médiation précède généralement l’arbitrage, le Labour Court, une grève ou un lock-out ; le bureau compétent de la CMA est habituellement celui de la région où le différend est survenu. Les accords conclus sont contraignants et exécutoires comme les décisions du Labour Court ; les sentences arbitrales sont écrites et contraignantes, sous réserve de la procédure de révision applicable. Zanzibar applique ses propres institutions de relations du travail et procédures de règlement des litiges. Un transfert, une vente, une location, une restructuration ou une fermeture nécessite également de planifier les dossiers et les cotisations. Un transfert d’entreprise exige normalement une nouvelle immatriculation de l’employeur et une notification au NSSF ; les cotisations et pénalités en suspens doivent être rapprochées. Tout changement de raison sociale, d’adresse, de succursale, de département ou de propriétaire doit être signalé au NSSF. Un transfert ou une fermeture ne met pas à lui seul fin au statut d’assuré d’un salarié, mais l’employeur doit préserver la continuité des dossiers et régler les obligations en suspens. Les accords informels entre employeurs et salariés existent, mais peuvent être dépourvus d’immatriculation, de documents écrits, de représentation et d’accès fiable aux mécanismes officiels de règlement ou d’indemnisation.
Employeurs en Tanzanie
En Tanzanie, un employeur organise le travail, recrute du personnel, tient les dossiers d’emploi et assume des obligations concernant la rémunération, la sécurité, les cotisations légales et l’équité des procédures. Le système est réparti entre la Tanzanie continentale et Zanzibar, qui appliquent des règles différentes en matière de travail, de sécurité sociale et de règlement des litiges. Sur le continent, les employeurs traitent généralement avec le NSSF ou le PSSSF, le WCF, l’OSHA et la CMA ; Zanzibar utilise le ZSSF et ses propres institutions du travail. L’immatriculation officielle et la tenue de dossiers fiables distinguent les obligations formelles des accords informels entre employeur et salarié.
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