La culture du Vanuatu ne constitue pas un système uniforme pour l’ensemble des îles. Les nombreuses communautés ont leurs propres langues, histoires, coutumes et formes d’organisation sociale, tandis que des institutions et des identités nationales communes les relient. Le recensement de 2020 dénombrait 300 019 habitants, un âge médian de 20 ans et 77,8 % de la population vivant en zone rurale ; la participation culturelle et l’accès aux services peuvent donc varier fortement selon les îles et les localités. L’histoire éclaire les institutions et les identités d’aujourd’hui. Le passé du Vanuatu comprend au moins 3 000 ans de peuplement, les communautés Lapita, les contacts européens, l’activité missionnaire, le recrutement de travailleurs, le condominium franco-britannique et la Seconde Guerre mondiale. Le pays est devenu indépendant le 30 juillet 1980, mais le droit coutumier, les institutions coloniales et les différentes mémoires historiques continuent d’influencer la vie publique. Les langues relient les communautés et influent sur l’éducation, les services gouvernementaux, les tribunaux, les médias et la participation à la vie publique. Le bislama, l’anglais et le français sont les langues officielles, tandis qu’environ 110 à 138 langues autochtones sont parlées dans le pays. La religion est principalement chrétienne, avec aussi des croyances coutumières et de petites communautés religieuses ; le recensement de 2020 indiquait qu’environ 83,4 % des membres de ménages privés appartenaient aux principales confessions chrétiennes. Le Vanuatu n’a pas de religion d’État officielle et protège la liberté de conscience et de culte. Les traditions comprennent les cérémonies marquant les étapes de la vie, le mariage coutumier, les vêtements, la musique, l’artisanat, les savoirs oraux, les échanges alimentaires et les festivals régionaux. L’art se développe dans le cadre des pratiques coutumières, des événements communautaires, des écoles, des marchés, des archives et du travail informel, mais aussi au travers de la littérature, du cinéma, des arts de la scène, du design, de la photographie et des médias numériques. Le consentement culturel, les savoirs coutumiers et le droit d’auteur peuvent influer sur la manière dont les créations sont partagées ou vendues. Les étapes de la vie sont façonnées par les réseaux familiaux, les wantoks, les chefs, les Églises, les groupes communautaires et les services publics tels que l’enregistrement des naissances, l’éducation, le travail, la retraite, les soins et l’aide d’urgence. La vie en collectivité associe ces relations au droit écrit et aux autorités publiques officielles. La coopération, la gestion des conflits, les règles des lieux publics et l’accès aux services peuvent donc différer dans les communautés rurales et des îles périphériques par rapport aux principales municipalités.
La culture au Vanuatu
La culture au Vanuatu comprend la manière dont les communautés interprètent l’histoire, expriment leur créativité, organisent la vie religieuse et sociale, utilisent les langues, marquent les étapes de la vie et transmettent les traditions. Kastom est un terme local qui désigne les pratiques, les savoirs, les cérémonies et les responsabilités sociales hérités, dont les formes varient toutefois parmi les 83 îles et les nombreuses communautés linguistiques. Les familles, les chefs, les Églises, les écoles, les autorités publiques et les groupes communautaires contribuent tous à la vie culturelle ; les pratiques et l’accès diffèrent selon les îles, les communautés rurales et les municipalités.
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