Le paysage professionnel du Vanuatu associe emploi formel, travail indépendant, activités de subsistance et travail communautaire. Au recensement de 2020, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient 42,3 % des emplois, tandis que la fonction publique en représentait 13,1 %. Le travail indépendant comptait pour 25,3 % ; les salariés du secteur privé représentaient 50,4 % de l’emploi urbain, contre 15,3 % en zone rurale. L’autoconsommation et le travail non rémunéré ont donc une importance pratique plus grande dans les communautés rurales qu’un modèle limité au salariat ne le laisserait penser. Les domaines courants comprennent l’agriculture, la foresterie, la pêche et les activités maritimes ; le tourisme et l’hôtellerie-restauration ; le commerce ; la construction, l’automobile, les infrastructures et les services publics ; les technologies de l’information et de la communication ; la finance, l’administration et la gestion ; l’éducation ; la santé et la pharmacie ; le droit, la justice, l’administration publique, la police et la sécurité ; ainsi que le climat, la météorologie, les risques géologiques, la gestion de l’environnement et les interventions en cas de catastrophe. La médecine traditionnelle bénéficie d’une reconnaissance et d’un encadrement communautaires, mais cela ne vaut pas autorisation générale d’exercer une profession de santé réglementée. L’Autorité des qualifications du Vanuatu (Vanuatu Qualifications Authority, VQA) supervise la qualité et la reconnaissance de l’enseignement et de la formation formels après l’enseignement secondaire. Le Cadre des qualifications du Vanuatu (Vanuatu Qualifications Framework, VQF) comporte dix niveaux, du certificat 1 au niveau 1 au doctorat au niveau 10. Il comprend les certificats 1, 2, 3 et 4, le diplôme et le diplôme supérieur, la licence, le diplôme d’études supérieures, le master et le doctorat. Un crédit représente dix heures d’apprentissage ; 120 crédits correspondent normalement à une année universitaire à temps plein. Un certificat peut exiger au moins 40 crédits, soit environ 400 heures et quatre mois, tandis qu’une licence demande normalement 360 crédits et environ trois ans. Les conditions d’admission, la durée des études et la disponibilité des prestataires varient selon la formation et la province. Il est possible d’accéder à une profession par une formation accréditée auprès d’un prestataire agréé d’enseignement et de formation postsecondaires, par la formation continue proposée par un employeur ou par la reconnaissance des acquis et de l’expérience (Recognition of Prior Learning, RPL). La RPL évalue les compétences acquises au travail ou par d’autres expériences. La reconnaissance des qualifications étrangères (Recognition of Foreign Qualifications, RFQ) aide à évaluer les diplômes obtenus à l’étranger. Une qualification du VQF peut faciliter le recrutement et l’avancement, mais elle n’autorise pas automatiquement l’exercice lorsqu’un organisme de réglementation sectoriel exige une inscription ou une licence. L’enseignement, la santé, l’exercice du droit et la fonction publique sont soumis à des contrôles supplémentaires. La Commission des services d’enseignement (Teaching Service Commission) nomme et inscrit les enseignants et les directeurs d’établissement ; enseigner en classe exige une licence au titre de la loi sur les services d’enseignement de 2013 (Teaching Service Act 2013). Le ministère de la Santé, le Conseil des professions de santé (Health Practitioners Board) et le Conseil infirmier du Vanuatu (Vanuatu Nursing Council) encadrent les professions de santé concernées. Pour exercer la médecine ou la dentisterie, il faut une qualification reconnue et remplir les conditions d’admissibilité du pays qui l’a délivrée ; les autres professions de santé sont évaluées selon la formation, les compétences et l’expérience pratique. L’admission à l’exercice du droit relève de la Cour suprême et du juge en chef au titre de la loi sur les professions juridiques (Legal Practitioners Act) ; le Conseil du droit (Law Council) participe aux fonctions disciplinaires. La Commission de la fonction publique (Public Service Commission) gère les nominations et promotions fondées sur le mérite, la sélection pour les formations à l’étranger, la discipline et le développement des ressources humaines. Les services d’enseignement, de police et de justice ont des autorités distinctes. Les conditions générales d’emploi relèvent de la loi sur l’emploi, chapitre 160 (Employment Act Cap 160). Les contrats peuvent être oraux ou écrits, la période d’essai est généralement de trois mois, et la référence habituelle est de huit heures par jour et 44 heures par semaine. La loi couvre aussi les heures supplémentaires, les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail, les installations sur le lieu de travail, la formation et la supervision, ainsi que l’indemnisation des accidents du travail. Des codes sectoriels, registres et obligations professionnelles peuvent ajouter des exigences. Un professionnel formé à l’étranger a normalement besoin de qualifications professionnelles ou commerciales certifiées, d’un contrat et d’un permis de travail avant son embauche au titre de la loi sur les permis de travail, chapitre 187 (Labour (Work Permits) Act Cap 187). Certains métiers sont réservés aux citoyens ni-vanuatu, et un permis peut exiger la formation d’un travailleur citoyen. Les frais actuels du ministère du Travail et des Services de l’emploi indiqués dans les recherches sont de 30 000 VT au total pour une exemption d’un mois maximum, de 60 000 VT au total pour un permis temporaire d’un à quatre mois, et de 20 000 VT de frais de dossier plus 180 000 VT de taxe pour un permis d’un an. Les frais, délais de traitement et règles pouvant changer, les conditions actuelles doivent être confirmées auprès de l’autorité compétente. Il n’existe pas de frais d’entrée ni d’échéance nationale uniques pour toutes les professions. Les frais de formation, les services de la VQA, l’évaluation, l’inscription ou la licence sectorielle et les frais de permis de travail sont distincts. Le plan national de développement des ressources humaines 2024-2030 (National Human Resource Development Plan 2024-2030) donne la priorité aux métiers de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, du tourisme et du commerce, des infrastructures, de la pêche et des activités maritimes, de la finance, des TIC, du climat et de l’environnement, de la justice et des affaires intérieures. Cette liste de priorités doit évoluer dans les provinces, le secteur privé, les entreprises publiques, les organismes statutaires et la société civile. L’évolution de carrière peut passer par des niveaux supérieurs du VQF, la RPL ou la RFQ, la formation par l’employeur, une promotion au mérite, le renouvellement d’une licence d’enseignement, le développement professionnel continu en santé ou des études spécialisées.
Les professions au Vanuatu
Au Vanuatu, les professions couvrent l’agriculture, la pêche, la foresterie, le tourisme, les métiers spécialisés, les services publics, la santé, l’éducation, les affaires, les infrastructures et la gestion de l’environnement. L’accès à une profession peut dépendre de compétences pratiques, de qualifications formelles, d’une inscription, d’une autorisation ou de l’expérience. Les emplois formels et informels coexistent, surtout dans les communautés rurales ; le parcours dépend donc du métier et de l’autorité compétente.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

